DOSSIER SAHARA MAROCAIN Au nom de l’unité des pays africains L’OMA interpelle l’Union africaine afin de se débarrasser au plus vite de la « rasd »

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Avec la reconnaissance par les Etats-Unis d’Amérique de la souveraineté marocaine sur l’ensemble de son Sahara disputé par des séparatistes soutenus, financièrement, diplomatiquement, militairement logistiquement depuis 45 ans, par le régime militaire algérien, les relations maroco-américaines ont abordé cette nouvelle année 2021 avec des actions qui se sont succédées ces derniers jours de manière soutenue sur le terrain. Ainsi la machine de la normalisation s’est vite mise en place et des actes concrets ont été adoptés selon le calendrier préétabli que nous pouvons résumer et analyser comme suit:

DOSSIER SAHARA MAROCAIN

 

Au nom de l’unité des pays africains
 L’OMA interpelle l’Union africaine afin de se débarrasser au plus vite de la « rasd »

 

Par Dr Najib KETTANI

Président de l’Organisation Maroc Afrika

Cultures & Développements

Rabat le 25 janvier 2021

 


 

L’Ouverture du Consulat américain à Dakhla

 

C’est ainsi que le secrétaire d'État américain  adjoint,  pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, David Schenker a commencé le samedi 9 janvier un séjour dans les provinces sahariennes        marocaines,  d’abord à Laayoune puis à Dakhla, ville à l’extrême sud du Maroc à 367  km de la frontière de la Mauritanie, pour présider avec l’Ambassadeur USA à Rabat David Fischer et le ministre marocain des affaires étrangères , de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita, à l’inauguration du consulat général américain dans cette ville destinée à devenir un « hub maritime régional » desservant l'Afrique et les Iles Canaries grâce à un projet colossal de développement lancé par Rabat.

 

Ce consulat à vocation essentiellement économique vient s’ajouter à la vingtaine de consulats et représentations diplomatiques ouverts ces derniers mois tant à Laayoune qui a accueilli les consulats de Bahreïn, des Émirats Arabes Unis, de l’Union des Comores, du Gabon, de la République Centrafricaine, de Sao Tomé-et-Principe, du Burundi, de Côte d'Ivoire, d’Eswatini et la Zambie ; qu’a Dakhla qui a  accueilli les consulats de la Gambie, Guinée, Djibouti, Liberia, Guinée Equatoriale, Guinée Bissau, Burkina Faso, Haïti.

 

Pour les USA, l’objectif de l’ouverture d’un consulat à Dakhla est d’abord de confirmer leur   

  décision de reconnaissance totale de la marocanité du Maroc sur ses provinces sahariennes puis encourager les projets d’investissement et de développement menés par le Royaume du Maroc au profit de la population sahraouie. Ce consulat vise également à encourager les investissements américains et la contribution au développement économique et social, au profit des habitants des provinces sahariennes marocaines du Sud mais également au niveau de l’Afrique dans sa globalité.

 

La conférence ministérielle  de soutien à l’initiative d’Autonomie sous  Souveraineté marocaine

Les  40 pays participants  adhèrent  et soutiennent cette initiative pertinente

 

Une conférence ministérielle de soutien à    l’initiative d’Autonomie sous la Souveraineté du Maroc organisée à l’invitation du Royaume du Maroc et des États-Unis d’Amérique s’est tenue virtuellement le 15 janvier 2021 . Elle a vu la participation de 40 pays dont 27 étaient représentés à un niveau ministériel. La majorité des participants à la conférence ont exprimé un soutien fort à l’initiative d’autonomie du Maroc comme seule base pour une solution juste, durable à ce conflit régional artificiel du       Sahara.

 

Les participants à cette conférence se sont   engagés à continuer à plaider en faveur d’une solution se basant uniquement sur l’Initiative marocaine d’autonomie pour la résolution du conflit artificiel du Sahara, selon la Synthèse des Présidents rendue publique à l’issue de la Conférence et publié également dans cette Newsletter à  la page 7

 

Défection et effondrement du
réseau des soutiens au Polisario en Europe aux USA et en Afrique

 

Parallèlement à la machine de la normalisation, nous assistons à l’écroulement des appuis du polisario/rasd (république arabe sahraoui démocratique)

Les défections et le réseau des soutiens s’effondrent les unes après les autres comme un     château de cartes un peu partout dans le monde.

 

La reconnaissance par les Etats-Unis de la  marocanité du Sahara a été le coup de grâce pour les séparatistes du polisario et leur mentor, l’Algérie. L’année 2020 aura ainsi été décisive pour la question du Sahara marocain et nous pensons que de nombreux états pourraient suivre les pas des États-Unis prochainement. Pendant ce temps, le couple Algérie/Polisario enchaîne les échecs diplomatiques et les désillusions sur le plan international. C’est ainsi que de nombreux supports et politologues européens et américains qui ont fait de leurs appuis au polisario un leitmotiv récurrent ont         commencé à quitter le bateau de ce couple qui commence à prendre l’eau de partout. C’est ainsi que nous notons les défections suivantes  :

·  Le Président du Groupe international de soutien aux Sahraoui, le politologue espagnol, Pedro Ignacio Altamirano s’est   adressé aux dirigeants du polisario dans des propos très sévères les sommant de mettre fin à leurs provocations militaires, Il a également accusé la direction du polisario de sacrifier des « jeunes Sahraouis innocents » pour s’enrichir et vivre aisément, tout en soulignant que la seule solution à la question du Sahara est l’autonomie sous souveraineté marocaine.

 

·  L’eurodéputée française Dominique Bilde a dénoncé le détournement des aides alimentaires destinées aux populations des camps de       Tindouf. Cette aide est détournée pour constituer des fortunes personnelles et pour maintenir un arsenal militaire, a-t-elle souligné. Ces        détournements s’appuient notamment sur la surévaluation du nombre de réfugiés présents dans les camps contrôlés par le polisario à  Tindouf territoire marocain rattachée par la France coloniale à l’Algérie française le 31 mai 1934 

·  L’ONG française, l’Alliance internationale pour la défense des Droits et des Libertés (AIDL) a épinglé le front polisario pour l’enrôlement des enfants-soldats issus des camps de Tindouf.

·  Le président de l’intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui » au Parlement de l’Union européenne, Joachim Schuster, a annoncé le 15 décembre sa décision de quitter la direction du groupe parlementaire. Pour lui, le but de ce groupe était d’encourager l’Union européenne à développer une approche plus active et constructive du conflit. Mais les conditions de ces objectifs ont considérablement changé avec la fin du cessez-le-feu décrétée par le Polisario.

 

·  Aux USA, la défaite électorale de l’ancien président de la commission de la défense le sénateur James Einhoff du sénat américain, et fervent défenseur des thèses de l’Algérie et des séparatistes, a également été un coup dur pour ces derniers,

·  L’ambassadeur de l’Allemagne à Rabat, Götz Schmidt-Bremme, a affirmé que la proposition d’autonomie présentée par le Maroc reste la « solution la plus réaliste » au différend autour du Sahara marocain,

·  La Commission des Affaires étrangères du Parlement allemand a rejeté l’examen, prévu le jeudi 14 janvier, d’une proposition présentée par des députés pro-polisario, intitulée « Ne pas oublier le conflit au Sahara occidental, faire respecter le droit international » et qui n’a pas fait l’objet de vote, lit-on dans un document du Bundestag.

 

·  En Mauritanie, les séparatistes ne peuvent plus, non plus, compter sur la neutralité bienveillante de ce pays qui a décidé d’adopter une neutralité plus stricte avec la décision des autorités de déclarer certaines zones dans le nord du pays comme zone militaire sensible, ce qui a contrarié le couple l’Algérie/Polisario.

 

Et maintenant, ne faudrait-il pas fermer au plus tôt la boite de pandore ?

 

 En acceptant l’adhésion de la république arabe sahraoui démocratique autoproclamée « rasd »  en son sein , l’Union Africaine (UA) a sans s’en rendre compte, ouvert la boite de pandore, encore dormante aujourd’hui certes, mais aux conséquences incommensurables,  d’où la nécessité de fermer au plus tôt cette boite de pandore qui a permis à une république autoproclamée d’intégrer l’organisation continentale .

 

Ceux qui ont parrainé l’adhésion   ou continuent à soutenir, certes de moins en moins  nombreux, la « rasd » sur la base des slogans tels que  « droits des peuples à disposer d’eux-mêmes » et autodétermination ont utilisé des slogans non adaptés au cas de la « rasd » puisque ceux-ci ont été associé au principe d’autodétermination dans le cadre du processus de décolonisation qui repose sur une  dialectique associant exercice du pouvoir, accord des gouvernés et libération d’une domination étrangère.

 

Certes la Charte des Nations unies reconnaît explicitement le « principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes et plusieurs résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies réitéreront ce principe, auquel la Cour internationale de justice (CIJ) a conféré une portée  s’imposant à tous les États. 

 

Ainsi, un véritable droit à l’autodétermination a pu être reconnu lorsqu'il était question pour des peuples de s’affranchir d’une domination étrangère ce qui n’est pas le cas pour la « rasd » puisque la quasi majorité des  originaires du Sahara vivent en toute liberté à l’intérieur des territoires du Sahara marocain sous souveraineté marocaine. Il devient en revanche plus compliqué de l’admettre lorsqu'il s’agit de soutenir des ambitions indépendantistes fondées sur des spécificités distinguant une population du groupe national  auquel elle était jusqu'alors liée, tant par le droit (décision de la  cours internationale  de justice à la Haye)  que par l’histoire  ou  par la géographie. 

D’ailleurs l’OMA avait appelé lors de ses  recommandations suite au  forum international  qu’elle avait organisé à Rabat en 2013, sous le thème, le Maroc Saharien millénaire, au  retrait du dossier du Sahara occidental de la  commission  des questions politiques spéciales et de la décolonisation (4ème Commission) de l’Assemblée générale de l’ONU.

 

Il est nécessaire de garder à l’esprit qu’il existe en Afrique 26 organisations ou mouvement séparatistes, ou sécessionnistes, ou autonomistes qui prônent tous l’indépendance (voir l’encadré ci-dessous).

 Or qui interdirait à ses mouvements à se constituer  eux aussi  en république autoproclamée,  pour peu qu'ils soient soutenus par une puissance étrangère  sous régionale    voisine ou extérieur,  prête à mettre le      paquet ,  en soutenant financièrement,  diplomatiquement , logistiquement  comme l’a fait le régime  militaire algérien avec le polisario à travers sa  rasd ,  et venir taper aux portes de l’UA pour y adhérer ? Le risque est là,  il est présent à tout moment.

 

Le cas du très récent contentieux au Tigré est très signifiant. Ce plus récent des conflits  armés qui a lieu entre le gouvernement fédéral éthiopien et le gouvernement régional du Tigré depuis le 4 novembre 2020, issu de la rébellion du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) à l'encontre du gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed ne risque-t-il pas de provoquer une éventuelle sécession qui signifierai la balkanisation de l'Ethiopie.

 

Que se passerait-il si le Tigré  demande dans ce cas son adhésion à l’UA.  Et  qu’en serait-il si les 26 mouvements séparatistes en  feraient autant ?

De la nécessité pour l’Afrique d’avoir une vision claire de ses intérêts  et  de son avenir

 

L’Afrique doit se doter d’une feuille de route précise pour son développement et son émancipation, sans entraves ni divergences entre des pays appelés à faire ensemble un long chemin vers la construction et l’édification d’un continent prospère et généreux.

 

Partout au niveau mondial, les groupements de pays peuvent s’affranchir de l’étroitesse de leurs marchés en créant la richesse.  L’Afrique ne doit pas déroger à la règle si elle veut surmonter son sous-développement. Le continent été morcelé lors de la conférence de Berlin en 1884/1885 et les puissances européennes colonisatrices s’en sont données à cœur joie et ont charcuté pays et états et nous ont laissé, volontairement ou involontairement, des bombes à retardement lors de la décolonisation de l’Afrique.  L’affaire du Sahara marocain en est le parfait exemple. Ceci fait perdre à l’Afrique sa force, et crée la discorde et la confrontation inter-états.

Aujourd’hui, le temps est à l’union des forces, à l’union des énergies, à l’union des économies, au partage des efforts et des potentialités.

Le temps n’est pas à la création des micros états non viables et sources de divergences et de conflits comme c’est le cas depuis 45 ans entre le Royaume chérifien et le régime militaire algérien ?

 

Promouvoir la culture de la paix entre l’ensemble des pays africains

 

L’UA se doit de promouvoir la culture de la paix entre ses membres et mettre en place une charte de la paix à laquelle tous les membres doivent y adhérer et s’y conformer et qui viendrait enrichir les actions du Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’organe décisionnel permanent de l’UA pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits.

 

 

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Liste d’organisations ou mouvement  séparatistes, sécessionnistes ou autonomistes

qui prônent tous l’indépendance

 

 Angola (front de libération de l’enclave de  Cabinda)

Algérie (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK-Anavad)

Algérie  (Union pour une république  Kabyle (URK)

 

Cameroun (Conseil national du sud du Cameroun) création d’Ambazonie république autoproclamée

Comores  (mouvement populaire  Anjouanais )

 

Ethiopie (Front de libération de l’Ogaden)

Ethiopie (Front  de libération oromo)

Ethiopie (Front pour un  Oromia indépendant et démocratique)

Ethiopie (Conférence of Oromiya Peoples Liberation Front)

Ethiopie (Front populaire de Libération du Tigré);  Tigray Peoples Liberation Front, TPLF)

Guinée Equatoriale (Movement for the self-Determination of Bioko Island

 

Mali (Mouvement national pour la liberté de l’Azawad ; MNLA)

Maroc (Polisario/rasd) seul pays où le mouvement et la république autoproclamée sont hébergés dans un pays voisin du Maroc sans aucune existence de leurs présence au Maroc

Namibie (Caprivi Liberation Army)

Niger (Forces armées révolutionnaires du Sahara  (département de l’Agadez)

Nigeria (Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger)  (Territoire de ljaws)

Nigeria  (Niger Delta People’s Volunteer Force)

Nigeria (Movement for the Actualization of the Sovereign State of Biafra)

Nigeria et Cameroun  (Bakassi Movement for self Determination) (Territoire Bakassi)

 

Sénégal (Mouvement  des forces démocratiques de Casamance) 

 

Somalie (Somali Patriotic Movement), Territoire Jubaland

Somalie (Mouvement national somali) ; Territoire de Somaliland

 

Afrique du Sud (Front de la liberté ) ;  Indépendance du Volkstaat

Afrique du Sud Mouvement de résistance afrikaner ; Indépendance du Volkstaat)

Afrique du Sud (Boermag) ; Indépendance Volkstaat

Afrique du Sud, Cap Party (Indépendance des provinces du Cap-Nord, Cap Occidental et des parties du Cap-Oriental et de l’Etat libre)   
Zambie (Barotse Patriotic Front) ; Territoire de Barotseland)

 

 

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Promouvoir et consolider les     groupements régionaux

 

Le temps est à la consolidation des ensembles économiques, surtout après lancement officiel, le 1er janvier 2021, de la Zone de libre-échange continentale africaine, ZLECA, qui constitue une étape importante dans l’intégration économiques dans un espace commercial qui compte 1,2 milliard de consommateurs (2,5 milliards en 2050), avec un PIB combiné de plus de 2 500 milliards de US $ et surtout un taux d’intégration des plus bas au niveau mondial. Or pour réussir la ZLECA, L’UA table sur les groupements régionaux pour développer le commerce interafricain et porter son accroissement de 52% à l’horizon 2022.

 

Mais comment l’UA pourra-t-elle réaliser ses objectifs si un des piliers des groupements régionaux en Afrique du nord, l’Union du Maghreb Arabe ou UMA, une des composantes sur laquelle l’UA devrait s’appuyer, au PIB déclaré en 2020 de 368,2 milliards $ ; 1er groupement régional africain si on ajoute l’Egypte avec un PIB porté à 671,5 milliards $ est à l’agonie depuis 1994 date, du dernier sommet de ses chefs d’États. ?

 

Comment dynamiser les échanges commerciaux de l’UMA qui sont actuellement de 3 à 5% et par voie de conséquence ceux de la ZLECA. ?

Quel bilan l’UA peut-elle tirer de la présence de la « rasd » au son sein?

 

L’organisation continentale se doit de mettre son nom « Union » au diapason des réalités du monde et rétablir la légalité bafouée en 1984 par les 26 états parmi les 50 états membres de l'UA qui avaient admis la « rasd » en son sein, ce qui avait induit la décision du Maroc à quitter cette organisation. L’UA devrait faire le bilan de 37 ans de présence de la « rasd » en son sein afin d’évaluer  la valeur ajoutée de cette présence ?

 

Le sort de « rasd » au sein de l’UA est-il sellé ?

 

Dans une interview que j’avais accordé en novembre 2016 à un hebdomadaire marocain à grand tirage, « Alousboue Assahafi » à la veille du retour du Maroc à l’Union Africaine en janvier 2017, et à la question de savoir si le Maroc aller siéger dans la même enceinte que la « rasd » au sein de l’UA ?  « Je déclarais que oui le Maroc va y siéger, mais s’il veut agir pour exclure la « rasd » il lui faudrait convaincre et mobiliser les 2/3 des membres, soit 37 voix sur les 55 que compte l’organisation continentale pour exclure ou amender les statuts de l’Organisation ».  Le 30 janvier 2017 le Royaume avait réintégrer l’organisation africaine avec une majorité écrasante de 39 voix.

La 34e session de la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement de l’UA qui se tiendra en février prochain à Addis-Abeba en Ethiopie verra la présidence de l’organisation continentale pour l’exercice 2021-2022     revenir au président congolais Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui succèdera à son homologue le président sud-africain Cyril Ramaphosa à la tête de l’UA.  Elle verra également l’élection d'un nouveau commissaire à la tête du Conseil de paix et de sécurité poste détenu depuis 12 ans par l’Algérie.

 

A l’OMA, nous espérons que ce sang nouveau qui sera apporté aux instances de l’UA permettra de faire des avancées substantielles sur le dossier de la « rasd », vieux aujourd’hui de 45 ans, ce qui permettra de prendre les dispositions qui s’imposent et agir dans l’intérêt de l’organisation continentale, pour l’intérêt de l’Afrique pour l’intérêt du citoyen africain.

 

Pour notre part, nous estimons par ailleurs que le sort, au sein de l’UA, de cette république autoproclamée est déjà sellé, et l’organisation continentale et l’Afrique auront tout à gagner à se défaire de toute urgence de ce boulet qu’il traine depuis 37 ans, par la forfaiture du défunt secrétaire générale de la défunte OUA, Edem Kodjo. Cette forfaiture avait justifié le retrait du Maroc en 1984 de cette instance, rebaptisée en UA le 9 juillet 2002, et a privé l’instance continentale d’un de ses membres fondateurs.

 

 Les intrigues du régime militaire algérien pour essayer de sauver  les meubles ….

 

De la tournée du ministre algérien des affaires étrangères  dans certains pays d’Afrique à l’ingérence au Niger

 

La diplomatie algérienne,  et devant ses revers,  tente d’inverser le cours de l'histoire à travers une mobilisation algérienne tous azimuts pour consolider le front anti-marocain.  

Souhaitant renverser une dynamique de paix qui devrait aboutir, lors du 34ème sommet de l’UA prévu courant février à Addis-Abeba, à une marginalisation croissante de la « rasd », sinon à son exclusion de l’instance continentale africaine l’Algérie  a dépêché le ministre algérien des affaires étrangères Sabri Boukadoum qui a entamé récemment  une tournée dans certains pays  africains qui reconnaissent le polisario  afin de s’assurer du soutien de ses hôtes. C’est ainsi que Boukadoum a mené  une tournée qui l’a menée d’abord au  Nigeria et Kenya puis en  Afrique du Sud, Lesotho et Angola, pays qui soutiennent la « rasd »  dans le but de renforcer le front anti-marocain et pour soutenir les séparatistes. L’objectif des visites à ses pays est d’unifier les rangs des soutiens de moins en moins nombreux, aux thèses des séparatistes. Au ministre sud africain des affaires étrangères Boukadoum a exprimé « sa profonde préoccupation face à ce qu’il a qualifiée d'escalade et des affrontements militaires dans les parties occupées du Sahara occidental »,  a un moment où  aucune partie internationale, Minurso compris, (mission des Nations Unies de maintien de la paix au Sahara occidental , dont le quartier général est établi à Laayoune) , n’ont à aucun moment parlé d’affrontements.

Il est vrai que seule la télévision     algérienne diffuse, à travers des montages fictives et grossiers de supposés affrontements et attaques menées par le front polisario contre l’armée marocaine, des   reportages pour faire croire au monde qu’il y a affrontement entre les forces armée Royale et les terroristes du polisario.

Un grand écart qui trouvera essentiellement écho auprès de la fabrique de fake news, devenues la pierre angulaire de la       communication d’Etat en Algérie.

Par ailleurs, la presse a rapporté l’information du don de 300 millions US $ remis par Boukadoum à l’Afrique du Sud pourtant 2ème PIB de l’Afrique en 2019 avec 358,8 milliards  US $.

C’est à se demander si l’Afrique du Sud a  besoin d’aide de l’Algérie  dont l’économie est en récession totale ? (Voir les chiffres relatifs aux indicateurs économiques de ce pays dans le chapitre « La peur bleue du régime militaire des généraux en Algérie ».

 

Au Niger, le chef du renseignement extérieur de l’Algérie pris en flagrant délit de corruption

 

Dans un article paru le 8 janvier dans le site du journal aNiamey.com, celui-ci relate le cas du général-major Mohamed Bouzit dit «Youssef », chef de la direction générale de la documentation et de la Sécurité et du renseignement extérieur, (DGDSE), de l’Algérie pris en flagrant délit de corruption.  aNiamey.com rapporte , selon  le site Algérie Part qui a écrit :            « …vient de faire étalage d’un «coup fourré» que ce général a maladroitement commis en intervenant, avec des moyens sonnants et    trébuchants, dans l’élection présidentielle au Niger, dont le 2ème tour est prévu le 20 février prochain.

... le général-major Youssef a tenté un dernier coup fourré dans l’espoir de sauver sa carrière et son poste », écrit le site algérien.  Pour ce faire, le patron de la DGDSE n’a pas lésiné sur les (gros) moyens. Il a envoyé un avion militaire algérien à Niamey, en vue de convoyer quelque deux millions de dollars en  petites coupures, en plus d’autres aides, en signe de soutien au favori de la présidentielle nigérienne, Mohamed Bazoum arrivé en tête du premier tour de la présidentielle organisée le 2 janvier dernier.

 

Le chef du renseignement extérieur « a planifié tout bonnement une opération sensible visant à influencer les élections présidentielles au     Niger » , selon Algérie Part rapporté par      aNiamey.com, et n’exige, en contrepartie, que l’invitation du chef du polisario, Brahim Ghali, à la future cérémonie d’investiture de Bazoum, en tant que nouveau président du Niger.

Et le journal de conclure que :  ce dernier    baroud d'honneur au Niger constitue, à n’en point douter, un investissement à perte, comme sait très bien l’essuyer la diplomatie des pétrodollars qui a longtemps permis à l’Algérie de faire croire à son opinion publique qu’elle constitue une puissance incontournable sur l’échiquier régional, voire international », a conclu le journal.

Cette bavure a d’ailleurs  couté son poste à ce responsable algérien. C’est  ainsi qu’un  communiqué du ministère algérien de la Défense en date du 20 janvier annonce la nomination du général-major, Noureddine Makri au poste de Directeur Général de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DGDSE) succédant ainsi au général-major, Mohamed Bouzit, qui        occupait  le poste depuis avril 2020

Manœuvres militaires  provocatrices ; hantise du régime des généraux algériens ;
frontières maroco algérienne maintenues fermées

 

Des manœuvres militaires
provocatrices à la frontière du Maroc

 

Les  sérieux revers diplomatiques subit par le couple Algérie/polisario  s’ajoutant l’ouverture de dizaines de consulats africains, arabes et américains dans les principales villes du Sahara marocain, joint à l’annonce faite par les USA de la reconnaissance pleine et totale du Maroc sur ses territoires sahariens semblent faire perdre la raison au régime des généraux  en Algérie qui n’ont pas hésiter à organiser d'importantes et spectaculaires manœuvres aéroterrestres à Tindouf frontalière du Maroc  selon des images de la télévision publique algérienne.

Cet exercice, baptisé Al  Hazm 2021  Résolution 2021  s'est  déroulé les 17 et 18 janvier courant  sous la supervision du chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général Saïd Chanegriha qui dans un discours devant ses militaires  évoqua l’instabilité régionale tout en soulignant que l’Algérie « mérite que son armée soit constamment à la hauteur des enjeux auxquels elle fait face aujourd'hui, et qu'elle demeure éternellement libre, souveraine et tenace face aux ennemis d'hier et d'aujourd'hui », sans citer qui sont les  ennemis ?…

Comme on peut s’en rendre compte, les supposées convictions du pouvoir militaire algérien qui soutient arme et héberge et appui sans faille dans l’ensemble des instances internationales les terroristes du Polisario en invoquant « le droit des peuples à l’autodétermination »,  slogan vide de sens, loin d’être la vraie raison à ce soutien.  Soutien qui a  par ailleurs couté au peuple algérien  la bagatelle somme de plus de 500 milliards de dollars pour créer et supporter un état fictif et imaginaire dit rasd au dépend de sa propre population qui souffre le          martyre…

De plus cet appui de l’Algérie au polisario et à travers lui à la « rasd » continu d’entraver la paix et le développement de l’Afrique, sous des slogans fallacieux que le régime militaire en Algérie tente de faire croire.

Pensent-ils que les africains et le monde continuent à croire à ses balivernes ? Que nenni…

Un jour il faudrait bien quantifier le coût de cette imposture pour l’Afrique et pour son développement et les fossoyeurs de notre continent devraient rendre compte, au moins devant l’histoire   

 La peur bleue du régime militaire des généraux en Algérie

 

La hantise de l’Algérie n’est pas le marasme économique dans lequel se débat  le peuple algérien  , ni le déficit budgétaire historique dépassant le seuil de 22 milliards de dollars en 2020 , ni  l'endettement extérieur, ni les 4.6

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